Bouddha et moi.

pensées et questions sur le bouddhisme

02 août 2005

Quel est le but de la voie bouddhiste ?

La voie bouddhiste nous conduit à découvrir un état de bonheur durable, à la fois pour nous-mêmes et pour les autres, en nous libérant de l'existence cyclique (la ronde des problèmes qui reviennent sans cesse) que nous subissons à présent. Nous naissons et nous mourons sous l'influence de l'ignorance, de dispositions perturbatrices et d'actes viciés (karma). Bien que nous voulions tous 'etre heureux et que nous fassions de grands efforts pour obtenir les choses qui nous procureront du bonheur, nul n'est totalement satisfait de sa vie. Et, bien que nous voulions tous être débarrassés des difficultés, les problèmes nous tombent dessus sans que nous ayons même levé le petit doigt. Les gens peuvent avoir beaucoup d'atouts en mains dans leur vie, mais quand nous parlons avec eux plus de cinq minutes, ils commencent à nous raconter leurs problèmes. Ceux d'entre nous qui sont dans cette situation, qui ne sont pas encore des Bouddhas, sont ce qu'on appelle les "êtres sensibles".

La cause première de l'existence cyclique est l'ignorance: nous ne comprenons pas ce que nous sommes, comment nous existons ou comment existent les autres phénomènes. Inconscients de notre ignorance, nous projetons sur nous-mêmes et sur les autres des manières d'exister fantasmées, pensant que chaque être et chaque chose à une nature qui lui est instrinsèque et qu'il existe de manière indépendante, par lui même et de lui-même.

Ceci donne naissance à l'attachement, attitude qui consiste à exagérer les qualités positives des gens ou des choses ou à leur surimprimer des qualités positives qui ne sont pas llà, puis à se cramponner à ces gens ou ces objets, pensant qu'ils vont nous apporter le vrai bonheur. Quand les choses ne se passent pas comme nous nous y attendions ou comme nous le souhaitions, ou bien quand quelque chose vient se mettre en travers de notre bonheur, nous voilà en colère. Ces trois dispiositions perturbatrices fondamentales, l'ignorance, l'attachement et la colère, en fon naître une foule d'autres, telles que la jalousie, l'orgueil et le ressentiment. Ces attitudes d'esprit deviennent ensuite le moteur de nos actes, de nos paroles ou de nos pensées. Ces actions mal venues vont laisser leurs empreintes sur nos courants de conscience, empreintes qui, à leur tour, influenceront ce qui nous arrivera (dans l'avenir).

Nous nous délivrons du cycle des renaissances en engendrant la sagesse qui réalise la vacuité ou l'altruisme. Cette sagesse est une réalisation profonde de l'absence d'une essence solide, indépendante, dans nous-mêmes, les autres, et tout ce qui existe. Elle élimine entièrement l'ignorance, les conceptions fausses, les dispositions perturbatrices et les émotions négatives, mettant fin de la sorte à tous les actes désinformés ou contaminés. L'état d'être que l'on connaît lorsqu'on est délivré de tout cela s'appelle nirvana ou libération. Tous les êtres ont le potentiel d'atteindre la libération, qui est un état de bonheur durable.

Posté par namgyel à 15:48 - L'ESSENCE DU BOUDDHISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Quels sont les Trois Joyaux ? Quelle est notre relation avec eux ? Que signifie prendre refuge dans les Trois Joyaux ?

Les Trois Joyaux sont le Bouddha, le dharma et le sangha. Un bouddha est celui qui a purifié son esprit de toutes les souillures cognitives : les dispositions perturbatrices, les émotions négatives et leurs graines (les empreintes des actions motivées par elles), ainsi que les ternissures laissées par elles. Un bouddha a développé, en même temps, toutes les qualités positives, telles l'amour et la compassion impartiaux, la sagesse profonde et les moyens de guider les autres habilement. Le dharma, ce sont les mesures préventives qui nous gardent des problèmes et de la souffrance. Il comprend les enseignements du Bouddha et les états mentaux slautaires auxquels mènent la pratique et les enseignements. Le sangha, ce sont les êtres qui ont une compréhension directe et non-conceptuelle de la réalité. Sangha peut aussi désigner la communauté de ceux qui on reçu l'ordination et pratiquent les enseignements du Bouddha, mais ce sangha-ci est la représentation conventionnelle du Joyau Sangha, et ce n'est pas en elle que nous prenons refuge.

Notre relations aux Troix Joyaux est analogue à celle qu'un malade peut avoir avec le médecin, les médicaments et les infirmières dont il cherche l'aide. Nous souffrons, dans nos vies, de diverses circonstances peu satisfaisante. Le Bouddha est comme un médecin qui a un bon diagnostic de la cause de nos problèmes et prescrit des remèdes appropriés. Le dharma est notre vrai refuge, le médicament qui guérit nos problèmes et leurs causes. En nous aidant le long du chemin, le sangha est comme l'infirmière qui nous aide à suivre le traitement.

Prendre refuge signifie faire une confiance inconditionnelle aux Trois Joyaux pour qu'ils nous inspirent et nous guident, afin que nous donnions à nos vies une direction constructive et fiable. Prendre refuge ne signifie pas se cacher passivement sous la protection du Bouddha, du dharma et du sangha. C'est plutôt une méthode active pour bouger dans la direction qu'ils nous montrent, améliorant ainsi la qualité de notre vie.

Quand les gens prennent refute, ils mettent au clair pour eux-mêmes : la direction qu'ils prennent dans la vie, qui les guide et qui sont leurs compagnons de route. Ils éliminent ainsi l'indécision et la confusion qui naissent des incertitudes quant à leur chemin spirituel. Certaines personnes font du lèche-vitrines spirituel : lundi elles se servent de cristaux, mardi elles travaillent sur les énergies, mercredi elles font de la méditation hindoue, jeudi du hatha yoga, vendredi de la thérapie holistique, samedi de la méditation bouddhiste, et dimanche elles tirent les tarots. Elles apprennent beaucoup sur toutes sortes de choses, mais leur attachement, leur colère et leur fermeture d'esprit ne changent pas beaucoup. Prendre refuge, c'est décider clairement de son chemin principal. Toutefois, il est possible de pratiquer les enseignements du Bouddha, et d'en bénéficier, sans prendre refuge ou devenir bouddhiste.

Posté par namgyel à 17:44 - L'ESSENCE DU BOUDDHISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Faut-il être bouddhiste pour pratiquer ce qu'a enseigné le Bouddha ?

Non. Le Bouddha a donné un large éventail d'instructions diverses, et si certaines d'entre elles nous aident à vivre mieux, à résoudre nos problèmes et à devenir plus bienveillants, alors nous sommes libres de les pratiquer. Il n'y a pas besoin de prendre le nom de bouddhiste. C'est pour nous faire du bien que le Bouddha a parlé de la voie qui l'a mené à l'éveil, et mettre en pratique quelques-uns de ses enseignements nous aide à vivre davantage en paix avec nous-mêmes et avec les autres, c'est ce qui importe.

tibetain2

Posté par namgyel à 17:48 - L'ESSENCE DU BOUDDHISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1